On attendait un avis consensuel, suffisamment flou pour que Belgrade et Pristina puissent se déclarer vainqueurs du combat diplomatique. Un jugement oscillant entre « légalité problématique » et « illégalité légitime » qui aurait permis de ne pas trancher définitivement une question très épineuse. Au contraire, l’avis de la Cour internationale de Justice (CIJ), présenté ce jeudi à La Haye, est étonnamment clair et sans appel. L’indépendance du Kosovo, déclarée unilatéralement en février 2008, « ne viole aucune règle applicable au droit international ». Elle est donc jugée légale, sans réserve. Une victoire nette pour Pristina, mais qui ne devrait cependant pas changer fondamentalement la donne. Le Kosovo demeure totalement subordonné, politiquement et économiquement, à la communauté internationale.

La Cour internationale de Justice, chargée de trancher les différends entre les États, avait été saisie en octobre 2008 par la Serbie, afin de savoir si la déclaration d’indépendance était « conforme au droit international ». L’avis rendu par la CIJ n’est pas contraignant pour les États membres des Nations Unies, la Serbie et les opposants à l’indépendance du Kosovo ne sont donc pas tenus de réviser leur position dans les jours à venir. En revanche, plus d’une trentaine d’États attendaient l’avis de la CIJ pour se prononcer sur la question. Aujourd’hui, 69 pays reconnaissent le Kosovo, parmi lesquels les États-Unis et 22 des 27 États membres de l’Union Européenne. Un chiffre qui devrait donc croitre dans les prochaines semaines. Si l’indépendance du Kosovo paraît plus crédible à la lumière du jugement de la CIJ, ce dernier ne saurait convaincre les irréductibles opposants à Pristina. La Serbie a immédiatement déclaré qu’elle ne reconnaîtrait « jamais » l’indépendance de son ancienne province. Elle compte dans ses rangs de puissants (...)

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par Pierre Bonifassi
Publié dans :  Pays  Mots clés : Balkans - Kosovo - indépendance


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UE vs VIH : Nouveau programme de lutte contre le Sida
, Le 7 juillet 2010

Il est clair que l’action passe avant tout par une sensibilisation et une plus grande information du public car il existe malheureusement des personnes qui pensent qu’il existe un "vaccin" contre ce fléau qu’est le Sida. Si les pouvoirs publics ne prennent pas le problème à bras le corps des victimes continuerons à payer un lourd tribu. Sibylle Merci pour ce que vous faites.


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